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Ouïe
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Adjectif

Définition de "Ouïe" - Dictionnaire médical

Écouter la piste audioOuïe nom fém.
Écouter la piste audioOuïr ver.
Écouter la piste audioAudition nom fém.
Écouter la piste audioAuditif adj.
Écouter la piste audioAudible adj.
Écouter la piste audioAudiométrie nom fém.
Écouter la piste audioAudiogramme nom masc.
Écouter la piste audioHyperacousie nom fém.
Écouter la piste audioHypoacousie nom fém.
Écouter la piste audioPresbyacousie nom fém.
Écouter la piste audioSurdité nom fém.
Écouter la piste audioSourd adj.
Écouter la piste audioMalentendant adj.

L’ouïe est l’un des cinq sens classiques (les autres étant le goût, l’odorat, le toucher et la vue). Le verbe associé est ouïr, à vrai dire beaucoup moins usité que son équivalent entendre, si ce n’est dans des expressions comme « j’ai ouï dire… »). Audition est synonyme d’ouïe, mais avec une nuance subtile : l’ouïe est un sens, l’audition une fonction sensorielle, dans laquelle intervient le nerf auditif.

L’ouïe permet d’entendre et de reconnaître les sons du spectre audibles, qui sont compris entre les infrasons et les ultrasons. 

L’organe de l’ouïe est l’oreille, divisée en trois parties : les oreilles externe, moyenne et interne. Les sons font vibrer le tympan, qui agit comme une membrane de haut-parleur ; les vibrations du tympan mettent en branle la chaîne des osselets. Le dernier d’entre eux,  l’étrier, le plus petit os de l’organisme, agit à son tour sur la cochlée, qui appartient à l’oreille interne. Les vibrations sont alors transformées en influx nerveux par le nerf auditif. Dans le cerveau, le cortex auditif se situe dans l’aire temporale.

La spécialité qui prend en charge les problèmes d’audition est l’otologie, branche constitutive de l’ORL. L’étude clinique des capacités auditives se fait grâce à l’audiométrie tonale, qui aboutit à la production d’un diagramme appelé audiogramme.

Parmi les troubles auditifs ainsi mis en évidence, citons l’hyperacousie, qui est une sensation d’inconfort auditif dans certaines fréquences ; l’hypoacousie, ou diminution de l’acuité auditive, dont on dit qu’elle est favorisée par l’écoute de la musique à un niveau sonore élevé; quand l’hypoacousie est liée à l’âge, on parle de presbyacousie. Quand la déficience auditive est totale, il s’agit alors d’une surdité, dont il existe quatre types : la surdité de transmission, liée à une anomalie de l’oreille externe ou de l’oreille moyenne ; elle peut être temporaire ou permanente ; la surdité neurosensorielle ou surdité de perception, trouve sa source au niveau de l’oreille interne ; elle est en général permanente ; elle peut être améliorée par la pose d’un implant cochléaire ; la surdité mixte, association des deux ; et la surdité rétrocochléaire, due à un nerf auditif endommagé ou absent ; elle est en général profonde et définitive.

Un patient atteint de surdité est sourd, ou, dans le langage « politiquement correct » en vigueur, malentendant. C’est un handicap lourd car il isole socialement la personne qui en souffre.

Certains troubles de l’audition peuvent être améliorés par le port de prothèses auditives, élaborées par un audioprothésiste. On constate fréquemment que les personnes âgées qui ont des appareils auditifs les portent moins souvent que les patients atteints de troubles visuels ne portent leurs lunettes. Et puis il y a le coût élevé de ces prothèses qui en limite l’accès.

De nombreux patients souffrent d’acouphènes, bourdonnements d’oreilles qui sont des hallucinations auditives puisque les bruits ainsi entendus n’ont aucune réalité. Ces acouphènes sont gênants et de traitement difficile.